Les MICI regroupent surtout la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Toutes deux peuvent entraîner diarrhée, saignement, douleur abdominale, perte de poids et fatigue, mais leur localisation et leur type d'inflammation diffèrent.
Pourquoi est-ce important ? Elles évoluent souvent par poussées et rémissions et nécessitent un suivi prolongé afin de contrôler l'inflammation, prévenir les complications et préserver la qualité de vie.
Diagnostic et traitement Le diagnostic associe symptômes, analyses sanguines et fécales, imagerie et endoscopie avec biopsies. Le traitement dépend du type et de la sévérité: anti-inflammatoires, biothérapies, traitements ciblés et parfois chirurgie.
La Maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique appartenant à la famille des maladies inflammatoires de l'intestin (MICI), caractérisée par une inflammation profonde pouvant toucher toute partie du tube digestif - de la bouche jusqu'à l'anus, bien qu'elle atteigne le plus souvent l'intestin grêle, en particulier l'iléon, ainsi que le côlon. L'inflammation dans cette maladie traverse toutes les couches de la paroi intestinale, ce qui la distingue des autres maladies inflammatoires. La maladie se manifeste généralement par des périodes de poussées alternant avec des phases de rémission. Ses symptômes fréquents comprennent des douleurs abdominales, des diarrhées, une perte de poids, une fatigue et, parfois, de la fièvre ou des saignements rectaux.
La cause précise du développement de la Maladie de Crohn demeure inconnue, mais il existe une association avec une prédisposition génétique, une réponse immunitaire anormale à l'environnement et la composition de la paroi intestinale. La prise en charge de la maladie nécessite un suivi médical et une évaluation multidisciplinaire. Les objectifs du traitement sont de réduire l'inflammation, d'obtenir une rémission, de préserver la qualité de vie et de prévenir les complications. Les approches thérapeutiques incluent des médicaments anti-inflammatoires, des immunosuppresseurs, des traitements biologiques, une alimentation adaptée et, parfois, une chirurgie pour retirer les segments atteints de l'intestin. La décision thérapeutique est personnalisée en fonction de la sévérité des symptômes et de l'adhésion du patient.
La Maladie de Crohn ne peut pas être totalement guérie à ce jour, mais les traitements modernes permettent une réduction significative des symptômes et une amélioration notable de la qualité de vie. Même en période de rémission, un suivi médical reste nécessaire pour prévenir une nouvelle poussée et détecter d'éventuelles complications. Il est recommandé de consulter une équipe spécialisée dans les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI), d'intégrer un soutien nutritionnel et de faire appel à des professionnels certifiés pour une gestion globale visant la meilleure qualité de vie possible.
La colite ulcéreuse est une maladie inflammatoire chronique appartenant au groupe des maladies inflammatoires de l’intestin (IBD), caractérisée par une inflammation persistante de la muqueuse du côlon uniquement. L’inflammation touche toujours le rectum et peut s’étendre de manière continue sur toute la longueur du côlon, et rarement jusqu’à la partie terminale de l’intestin grêle.
La maladie entraîne la formation d’ulcères et de lésions sur la paroi interne du côlon, et selon l’étendue de l’inflammation, l’intensité des symptômes varie : douleurs abdominales, diarrhées fréquentes (parfois avec sang ou pus), besoin urgent de déféquer, perte de poids, fatigue, fièvre et, dans certains cas, un retard de croissance chez l’enfant.
La maladie se caractérise par des périodes de poussées et de rémission, et peut apparaître à tout âge mais touche principalement les personnes âgées de 15 à 30 ans. La cause exacte est inconnue, mais les hypothèses incluent des facteurs génétiques et environnementaux ainsi qu’une réaction immunitaire excessive contre des bactéries intestinales bénéfiques ou des agents pathogènes étrangers, induisant une réponse inflammatoire incontrôlée. La colite ulcéreuse nécessite un traitement médicamenteux continu ainsi qu’un suivi gastroentérologique régulier dans la plupart des cas.
Les médicaments visent à supprimer l’inflammation et à contrôler l’activité du système immunitaire. Dans les cas graves ou en présence de complications, une intervention chirurgicale pour l’ablation totale ou partielle du côlon peut être nécessaire. Actuellement, il y a environ 21 000 personnes atteintes de colite ulcéreuse en Israël, et ces dernières années, on observe une augmentation de l’incidence dans les pays occidentaux.
Les examens diagnostiques comprennent, entre autres, la coloscopie et les analyses sanguines, ainsi qu’une nouvelle capsule vidéo permettant un examen complet et non invasif du côlon pour évaluer l’inflammation et suivre la maladie.
La coloscopie est un examen endoscopique du côlon, permettant au médecin de visualiser la muqueuse interne du côlon à l'aide d'une petite caméra située à l'extrémité d'un tube flexible. Cet examen est destiné à diagnostiquer des symptômes tels que des saignements, des douleurs abdominales, une diarrhée ou une constipation prolongée, ainsi qu'à servir de moyen de dépistage pour la détection précoce des polypes et du cancer colorectal. Au cours de l'examen, il est également possible de retirer des polypes ou de prélever des échantillons (biopsies) pour un examen microscopique.
L'examen est généralement réalisé sous une légère sédation et il est considéré comme très sûr et très efficace pour la prévention du cancer colorectal grâce au dépistage précoce et au traitement immédiat des anomalies détectées.